Communiqué : Paris à 3h10 de Toulouse en 2024

F. Imbert - TGVDisposer d’infrastructures de transport performantes est une priorité pour répondre aux besoins de mobilité de nos concitoyens et renforcer l’attractivité de nos territoires. Le développement des infrastructures de transports constitue un enjeu économique majeur, en termes de contribution à la croissance et à la création d’emplois. A la suite des recommandations de la Commission « Mobilité 21 », le gouvernement a défini une nouvelle politique responsable des infrastructures, capable de répondre aux besoins de mobilité quotidienne des Français, mais également de ne pas tourner le dos à la grande vitesse. Ainsi, la priorité doit être donnée à l’amélioration durable des réseaux existants afin d’assurer une meilleure qualité de service, de régularité et de confort pour les usagers. Pour autant, les grands projets se poursuivent parallèlement dans le cadre d’une programmation réaliste et soutenable d’un point de vue financier. Le gouvernement s’est ainsi fixé comme référence un scénario, ambitieux et responsable, reposant sur l’engagement de 30 Mds € de grands travaux d’ici 2030 pour accélérer le traitement des noeuds ferroviaires, lancer la réalisation d’un nombre important de grands projets ou développer les liaisons entre les territoires. Dans ce contexte, Frédéric Cuvillier, Ministre des Transports, a pris ce jour une décision fondamentale pour le Grand projet ferroviaire du sud-ouest (GPSO), constituée des lignes nouvelles entre Bordeaux et Toulouse, d’une part, et Bordeaux et la frontière espagnole, d’autre part. Cet aménagement s’inscrit ainsi dans le prolongement de la ligne à grande vitesse Tours – Bordeaux, en cours de réalisation pour une mise en service en 2017. Le ministre a notamment arrêté le tracé définitif du projet et défini un schéma de réalisation du GPSO selon deux phases. La première phase comprendra deux lignes nouvelles. L’une entre Bordeaux et Toulouse, avec l’objectif d’une mise en service à l’horizon 2024. Toulouse sera alors à 3h10 de Paris, soit un gain de temps supplémentaire d’une heure (qui s’ajouteront aux 50 minutes de gain de temps dès la mise en service de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux en 2017). Coût total de la ligne nouvelle Bordeaux -Toulouse : 5,9 milliards d’euros. Une somme importante à la hauteur de l’enjeu d’un tel projet qui offre un véritable avenir ferroviaire à une région dépourvue de tels transports. Pour mener à bien ce projet, outre l’Etat, les collectivités locales auront leur rôle à jouer comme a pu en témoigner, Martin MALVY, Président de la Région Midi-Pyrénées. Je m’associer à l’annonce du trajet, officialisé le 23 octobre dernier par le Ministère des Transports (voir ci-dessous). Par ailleurs, la déclaration d’utilité publique devrait intervenir en 2015. Les travaux, quant à eux, pourraient démarrer en 2018 pour une mise en service prévue en 2024.

trajet TGV

source : DDM