Faire de la lutte contre les violences faites aux femmes une priorité nationale

F. Imbert - journée des femmesLes violences faites aux femmes sont une violence privée qu’il faut rendre visible. Les chiffres sont éloquents et parlent d’eux même. 148 femmes sont mortes en 2012 sous les coups de leur conjoint et seulement 20% des femmes se déplacent à la police ou à la gendarmerie. Une situation alarmante, inacceptable que le Gouvernement entend combattre.

Un plan triennal contre les violences faites aux femmes

Le lundi 25 Novembre sera la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. A cette occasion, le Gouvernement entend mener trois actions concrètes dont une consiste à faire connaitre le plan triennal qu’il entend mettre en place. Ce plan ambitieux, dont l’entrée en vigueur sera effective au 1er Janvier 2014, a pour ambition de ne laisser aucune violence déclarée sans réponse pénale, sanitaire et sociale. Ainsi, le nombre d’intervenants sociaux en commissariats et en brigades de gendarmerie atteindra le nombre de 350 d’ici 2017 avec comme principe, une réponse systématique et complète que les Préfets devront mettre en place. 66 millions d’€ sur trois ans seront consacrés à ce plan, soit plus du double actuel. Il compte également garantir la création d’ici 2017 de 1650 solutions d’hébergement d’urgence supplémentaires ainsi que l’expérimentation d’un kit de constatation en urgence des viols. De plus le numéro de téléphone 39 19 devient numéro de référence d’accueil téléphonique et d’orientation des femmes victimes de violences. Ce numéro sera gratuit et disponible 24h/24 et 7/7 à compter du 1er Janvier 2014.

Un plan global pour changer les regards

Le plan du Gouvernement contre les violences faites aux femmes, est un plan global pour changer le regard que la société porte sur les femmes. Tous les domaines sont concernés comme l’école, le sport, l’éducation populaire, les médias ou encore la publicité. Ce plan assure la mobilisation de l’ensemble des services publics, à travers la construction d’un programme de formation initiale et continue spécifique à ces violences pour tous les professionnels impliqués. Cela sera assuré par la Miprof (Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains).

Françoise Imbert sollicitée

Très impliquée dans la lutte contre les violences faites aux femmes ou aux enfants, la Députée de la 5ème circonscription de la Haute-Garonne, Françoise Imbert, a été chargée de présenter le projet de loi visant à ratifier la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre les violences à l’égard des femmes et la violence domestique. L’objectif de cette convention, est d’ériger des standards minimums en matière de préventions, de protection des victimes et de poursuite des auteurs de cette violence. Cette Convention entrera en vigueur une fois que dix pays européens l’auront ratifiée.