Non à la dévalorisation du travail des jeunes

emploi_jeunesDans une période difficile où trouver du travail est à comparer au parcours du combattant, et alors que le Gouvernement lutte pour faire baisser le chômage, voilà que le MEDEF propose, dans un pur esprit de polémique, la création d’un SMIC spécifique pour les jeunes quand le SMIC de base n’est que de 1126€ net par mois. Les jeunes seraient-ils des sous-salariés pour mériter un tel traitement ? Il n’est pas question pour le Gouvernement de remettre en cause le SMIC et son caractère universel. Le Gouvernement prend à bras le corps la question du coût du travail avec le pacte de responsabilité et de solidarité et les allègements de cotisations qui ont été décidés dans ce cadre. Mais ces efforts doivent se faire dans le respect des salariés dont les rémunérations sont les plus faibles, en premier lieu les jeunes au niveau ou proche du SMIC, dont il faut préserver le pouvoir d’achat. C’est une exigence de justice et de solidarité. C’est le sens de la baisse des cotisations salariales qui permettra d’augmenter le salaire net de ces salariés. Le MEDEF devrait, plutôt que d’assimiler les jeunes à une charge alors qu’ils sont l’avenir de l’entreprise, mobiliser les entreprises pour les accueillir en utilisant les aides qui existent. Avec le contrat de génération par exemple, l’embauche d’un jeune en CDI parallèlement au maintien d’un sénior dans l’emploi, c’est 4000€ d’aide pour l’entreprise par an. L’apprentissage permet aussi d’accueillir des jeunes en formation. Les entreprises doivent jouer le jeu.