Violences faites aux femmes : 25 Novembre, journée internationale

IMG_6147Les violences faites aux femmes sont massives. Elles touchent une femme sur 10 dans notre pays. Les victimes sont de tous milieux sociaux, de tous âges, vivent dans tous types de territoires. Violences conjugales, harcèlement, violences psychologiques, physiques, viols, agressions sexuelles, mariages forcés, excision : la lutte contre les violences réclame la mobilisation de toutes et de tous pour informer, dénoncer, et mieux protéger les femmes qui en sont victimes.

Les chiffres sont éloquents. Chaque année, plus de 216 000 femmes de 18 à 59 ans sont victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire. 86 000 femmes indiquent avoir été victimes de viol ou de tentative de viol, et seules 10% d’entre elles déposent plainte.

Ces chiffres soulignent l’ampleur de ces violences inacceptables qui ont de très lourdes conséquences sanitaires, psychologiques, économiques et sociales. Protéger les femmes victimes de violences, c’est leur permettre de trouver de l’aide, de reprendre leur vie en main, de passer de la détresse et de l’emprise à l’autonomie et à la liberté. Ces violences sont l’expression la plus grave des inégalités entre les femmes et les hommes. Voilà pourquoi lutter contre les violences faites aux femmes, c’est se battre pour l’émancipation de toutes les femmes. Pour information, une campagne nationale pour lutter contre cette violence est mise en place depuis plusieurs semaines avec notamment la création d’un numéro spécial, le 3919 sur lequel les femmes peuvent appeler pour témoigner de leur situation.

Le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, constitue chaque année un moment fort. Cette journée est l’occasion de réaffirmer l’engagement de chacune et chacun à ne jamais commettre, tolérer ou passer sous silence ces violence. C’est également l’occasion de réaffirmer que c’est la mobilisation de l’ensemble de la société qui permettra de les faire reculer. Le ruban blanc est le symbole de cette lutte. Très attachée à ce combat, c’est fièrement que Françoise IMBERT le porte et continue à être attentive et mobilisée sur le sujet.