Orientation sociale et professionnelle des jeunes : bilan d’étape de 3 mesures phares

Voeux_de_Françoise_Imbert_2015Outre le succès des services civiques (voir par ailleurs), Françoise Imbert, Députée, souhaite également faire un point sur les mesures gouvernementales pour dynamiser le travail des jeunes :

La garantie jeune : Mise en place en octobre 2013, elle permet un accompagnement individuel et collectif des jeunes par les missions locales. Cette mesure favorise l’insertion des jeunes les plus vulnérables en leur permettant de construire, consolider leur projet via une offre de formation mais aussi une aide financière. Ce dispositif doit être étendu cette année à 61 nouveaux territoires. L’objectif affiché par le gouvernement est d’atteindre 50 000 jeunes concernés en 2015, puis 100 000 jeunes en 2017

Le service public régional d’orientation (SPRO) : Généralisé depuis le 1er janvier 2015, il permet la coordination des acteurs pour informer, conseiller et accompagner gratuitement au niveau de l’orientation, de la formation et plus largement de la vie quotidienne, divers publics et plus particulièrement les jeunes.

Le développement des contrats aidés : Les contrats de génération offrent, il est vrai, un bilan contrasté car le nombre de contrats signés, bien qu’il soit de 33 000 entre mars 2013 et mars 2015, est en dessous de l’objectif fixé. Ces contrats ont essentiellement séduit les PME industrielles.

En revanche, les emplois d’avenir constituent un véritable succès puisque les objectifs de 150 000 emplois d’ici fin 2014 ont été largement dépassés. Ils aident des jeunes peu ou pas qualifiés à acquérir une expérience professionnelle et suivre une formation. Leur financement est assuré à 75 % du salaire brut du jeune par l’État à hauteur d’un SMIC pendant 3 ans dans le secteur non-marchand et à 35 % dans le secteur marchand. En échange, l’employeur s’engage à accompagner le jeune avec un tuteur et à lui permettre d’accéder à des formations. Un bilan est réalisé plusieurs mois avant l’échéance du contrat. Il permet de trouver des solutions adaptées à la situation de chaque bénéficiaire : pérennisation de l’emploi, changement d’emploi grâce aux compétences acquises, reprise d’une formation, etc. En raison du succès du dispositif auprès des jeunes et des employeurs, le programme a été poursuivi en 2015 avec un nouvel objectif de 65 000 emplois d’avenir.

Enfin, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un nouveau contrat aidé dans le secteur marchand (CUI-CIE) dit « contrat starter » afin de faciliter l’accès à l’emploi dans ce secteur pour les jeunes de moins de 30 ans en difficulté d’insertion.