Verdun : Une commémoration pour la paix

verdun photo 2« Qui n’a pas fait Verdun n’a pas fait la guerre ! » répétait sans cesse les soldats français en 1916. Dans la mémoire collective, cette bataille a un statut exceptionnel : elle résume la Grande Guerre, elle en est le symbole et l’emblème. 100 ans plus tard elle reste encore dans les mémoires et est devenue plus que jamais le symbole d’une paix retrouvée qu’il convient de préserver. Tels ont notamment été les mots de François HOLLANDE et Angela MERKEL hier en commémorant le centenaire de l’enfer que fut la bataille de Verdun.

Verdun, au regard de sa position géographique, paraissait le lieu idéal pour les allemands pour attaquer de front français et anglais. Verdun était aussi une zone moins protégées que d’autres, en 1915 les forts ont été désarmés, leurs gros canons étant plus utiles ailleurs. L’accès difficile à la zone, Verdun n’était reliée à l’arrière que par un chemin de fer à voie étroite et une route départementale empierrée, était un argument de plus.

Les attaques massives et brutales des Allemands inquiètent la population française. Elle se demande si Verdun va tenir, si les renforts arriveront à temps. Le manque d’information rajoute de l’anxiété. Verdun devient un lieu aussi stratégique que symbolique car cette bataille n‘a pas été vécue comme les autres.

100 ans plus tard, dans une période où il serait facile de désunir et de se monter les uns contre les autres, la commémoration de Verdun nous rappelle les horreurs du passé et le mauvais visage de l’Homme. Elle nous rappelle les erreurs à ne pas commettre à nouveau.