Françoise IMBERT signe l’appel lancé par Catherine COUTELLE pour les droits humains !

fi-olympe-de-gougesEn Octobre, les Députés ont accueilli, dans la salle des Quatre-colonnes, le buste d’Olympe de Gouges et, avec elle, sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, nous rappelant ainsi en écho à la Déclaration de 1789 que le masculin n’est pas neutre et que le féminin, dissous dans le masculin, n’existe pas.

Les parlementaires appellent à la fin d’une exception. Pour eux, le moment est venu pour la France de réaffirmer son universalisme en choisissant pour terminologie officielle « droits humains » plutôt que celle de « droits de l’Homme ».

L’usage de l’expression idiomatique « droits de l’Homme », exception française à la pratique internationale, crée une exclusion qui n’est pas uniquement symbolique. L’égalité entre les femmes et les hommes se joue aussi dans le langage, a fortiori dans le langage politique, légal, juridique.

Le langage permet de structurer la pensée, et le masculin n’est pas neutre : c’est du bon sens. De plus, ce qui n’est pas nommé n’existe pas : le féminin, dissous dans le masculin, n’existe pas !

Partout dans le monde, les femmes subissent plus que les hommes les inégalités économiques, sociales et politiques, les discriminations, les violences. Il y a urgence à s’adresser, dans les textes, de façon claire et sans détour à l’ensemble de l’humanité, femmes comme hommes. La France s’honorerait à prendre résolument ce parti. Cet appel entend y contribuer.

Loin de là l’idée de contester l’attachement politique et patrimonial à la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » de 1789 mais ces députés signataires affirment que la France serait mieux entendue encore à l’international si elle prenait le parti, rejoignant le concert des nations notamment francophones, d’user de l’expression « droits humains ».

« Nous ne souhaitons pas revenir sur le libellé de la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ». Nous refusons de laisser enfermer le débat dans des termes académiques et culturels. Notre propos est politique : en choisissant « droits humains » pour les textes actuels et à venir, nous appelons la France à une prise de position progressiste, généreuse, universaliste comme le fut celle de 1789 en son temps. » telle est la conclusion de cet appel largement relayé.