8 Mars, Journée internationale des droits des femmes

8marsComme chaque année la journée du 8 Mars permet de mettre sur le devant de la scène le travail accompli pour l’égalité entre les femmes et les hommes mais également sensibiliser l’opinion publique sur le travail qu’il reste à faire. Durant 5 ans le Gouvernement, et la Délégation aux Droits des Femmes de l’Assemblée Nationale, a œuvré pour tendre toujours plus vers une égalité légitime entre les femmes et les hommes. Le bilan de la Délégation aux Droits des Femmes est conséquent : 164 réunions, 21 auditions de ministres et secrétaires d’état, 30 rapports publiés, près d’une quarantaine de délégations étrangères accueillies, des dizaines d’amendements adoptés : fondée sur une approche intégrée de l’égalité, cette XIVème législature aura été, plus que jamais, synonyme d’avancées réelles pour les droits des femmes. Durant cette mandature, j’ai été la référente de cette Délégation auprès de la Commission des Affaires Etrangères. Je vous propose de découvrir, au travers de 5 priorités, le bilan de l’action menée par la Délégation aux Droits des Femmes :

  • la parité entre les femmes et les hommes : premier Gouvernement paritaire de la Vème République et ministère aux droits des femmes dédié, renforcement de la parité en politique (instauration du binôme paritaire pour les élections départementales, doublement des sanctions à l’égard des partis politiques qui ne respectent pas la parité aux élections législatives), mais aussi dans les sphères professionnelle et sociale (accélération de l’obligation de compter au moins 40% de femmes dans les conseils d’administration et de surveillance des grandes entreprises, parité renforcée dans les fédérations sportives, chambre de commerce et d’industrie, CESER, commissions consultatives, ordres professionnels, etc…).
  • de nouveaux moyens pour l’égalité professionnelle : partage plus équilibré des responsabilités parentales (réforme du congé parental, développement de l’offre d’accueil du jeune enfant) mais aussi renforcement des obligations d’entreprise en matière d’égalité professionnelle (accès à la commande publique conditionné au respect de l’égalité, lutte contre le sexisme et les agissements sexistes en milieu professionnel).
  • la lutte contre les violences faites aux femmes : généralisation du téléphone grave danger, meilleure prise en charge du harcèlement sexuel et des cyberviolences, mais aussi et surtout adoption de la loi visant à lutter contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées.
  • des nouveaux droits sociaux garantis :  création de la Garantie contre les impayés de pensions alimentaires (GIPA), politique ambitieuse en faveur des parents isolés, renforcement des droits sexuels et reproductifs et en premier lieu le droit fondamental à l’Interruption volontaire de grossesse (remboursement à 100%, suppression du délai de réflexion et de la notion de détresse pour pratiquer une IVG, extension de délit d’entrave aux nouveaux moyens numériques…)
  • le développement de l’éducation à l’égalité filles/garçons : plan ambitieux pour l’égalité à l’école, lutte contre le sexisme et pour la mixité, responsabilisation de tous les acteurs tels que le Conseil supérieur de l’audiovisuel.