Emplois d’avenir, une opportunité pour les jeunes peu ou pas diplômés

F. Imbert - emploi d'avenir logo 3Mesure phare du candidat Hollande, les emplois d’avenir sont effectifs depuis décembre 2012. Directement en direction des jeunes, ils ont pour objectif d’offrir une réelle expérience professionnelle aux jeunes demandeurs d’emplois avec peu ou pas de diplômes. Une aubaine dans la conjoncture actuelle.

Qui est concerné ?

Il faut avoir entre 16 et 25 ans, être peu ou pas qualifié (CAP ou BEP maximum), sans emploi, et ne pas bénéficier de formation au moment de la demande. Le critère de l’âge est étendu à 30 ans pour les jeunes souffrant d’un handicap. Il faut par ailleurs, avoir été en recherche d’emploi pendant au moins six mois sur les douze derniers mois. Le recrutement en emploi d’avenir garantit une offre de formation, construite conjointement avec l’employeur et les structures accompagnant les jeunes tout au long de la durée de versement de l’aide.

Comment se formalisent-ils ?

Les emplois d’avenir offre une première expérience significative dans le monde professionnel. Il peut s’agir d’un CDD ou d’un CDI allant de 1 à 3 ans à temps plein (sauf exception). Les compétences acquises durant le déroulement de l’emploi d’avenir seront reconnues par une attestation d’expérience professionnelle.

Qui recrute ?

Les emplois d’avenir sont destinés au secteur non-marchand public ou privé. Cela comprend notamment les collectivités territoriales, les associations, des structures d’insertion, des hôpitaux, des maisons de retraites ou encore des entreprises dont le secteur est créateur d’emploi et qui facilite l’entrée des jeunes dans le monde du travail et leur formation. Pour cela, l’Etat joue un rôle primordial en versant une aide non négligeable. Il finance à hauteur de 75 % du salaire brut du jeune sur la base du SMIC pour les employeurs du secteur non-marchand. Ce chiffre baisse à hauteur de   35 % si, après exception, des entreprises du secteur marchand bénéficient d’un emploi d’avenir.

Vers qui se tourner ?

Afin de profiter d’un contrat d’emploi d’avenir il faut se tourner vers l’agence Pôle Emploi ou la mission locale la plus proche de chez vous. Il peut s’agir du Cap emploi pour les travailleurs handicapés. Ce sont ces organismes qui, par la suite, vous mettent en relation avec les employeurs potentiels. Ensuite, une fois le contrat signé, un bilan est réalisé plusieurs mois avant l’échéance du contrat pour préparer la suite. Soit la pérennisation de l’emploi créé, soit le changement d’emploi grâce à la valorisation des compétences acquises soit la reprise d’une formation, en alternance le plus souvent.

Il s’agit là d’un projet cher au Gouvernement de gauche ainsi qu’aux parlementaires socialistes qui voient avec cette mesure, la possibilité d’effacer quelque peu les inégalités face à la recherche d’emploi comme en témoigne la députée socialiste de Haute-Garonne Françoise Imbert, qui s’inquiète depuis plusieurs années du nombre de jeunes, filles et garçon, qui rencontrent de réelles difficultés à s’insérer dans le marché du travail.